29/10/2008

Dessin à l’eau de Emmanuel Guibert

Oui, magie!

Qui est Emmanuel Guibert ?

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22/10/2008

Comic Sans et typo 101

 

L’utilisation de la police de caractère “Comic Sans” est décriée partout et depuis aussi longtemps que je m’intéresse au graphisme. Malheureusement (!), certains auteurs de bande dessinée, même des professionnels, l’utilisent.

Je sais, je sais… vous l’avez utilisé dans votre dernière carte de souhaits? Ou dans votre dernier PowerPoint ésotérique? Vous vous demandez pourquoi elle n’est pas aimée? Et bien, c’est parce qu’elle est accessible donc trop souvent utilisée et qu’elle manque un peu (beaucoup?) de caractère… bref, elle est fade.

Lorsqu’un auteur de bande dessinée utilise “Comics sans” dans ses phylactères, un lecteur averti se pose immédiatement la question suivante : “A-t-il fait l’effort de chercher une meilleure typo?”. Regardez les différences entre les typos des comics américain, de la BD d’aventure, pour enfant, ou encore de la BD d’auteur… Il y a beaucoup de différences… voir un monde! 

J’ai pris quelques exemples:

       

À mon sens, la typographie est aussi importante que le dessin (Surtout pour se faire comprendre!). Elle contribue à rendre l’oeuvre distincte et unique. Exit “Comic Sans” dans la bande dessinée!

Et pour terminer, ayons un peu de compassion pour “Comic Sans” avec cette “Font conference” :

P.S. : Pour ceux qui angoissent : Paul Rand

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19/10/2008

Frank Stockton

Je suis tombé dessus par hasard, je crois… Peut-être en fouillant dans les liens de d’autres auteurs… Ça se peut.

On est d’abord fasciné et immergé dans ses perspectives et ses ambiances. Souvent dans des teintes “sépia” ou pastelles, la luminosité est toujours riche et originale. En regardant plus attentivement, on y découvre des textures et des détails d’une grande finesse. Le travail de Stockton est pour moi fascinant et très inspirant parce que c’est “workshop junkie”, qu’il ne se gêne pas de s’inspirer des grands artistes de ce monde et pour expérimenter. Cela donne un résultat unique et fort intéressant.

Si vous lisez l’anglais, allez lire son dernier “post” (daté du 14 octobre). Il y parle de ses inspirations, la vision qu’il a de son métier et aussi de l’évolution de son travail. Il nomme deux types d’inspirations : les “artist businessmen” pour leur carrière et les artistes tout court, pour leur oeuvre.

Les “businessmen” sont Charles SchulzWalt Disney,  et McFarlane .  Parmi les artistes dont il s‘inspire pour leurs oeuvres, il y a :  Degas,  RubensManet,  Schiele,  Leyendecker,  Rockwell,  Robert WeaverJames Jean,  Tomer Hanuka,  Nathan FoxJillian Tamaki,  Sam Weber,  et  Josh Cochran

Stockton se veut être un artiste (certains diront un illustrateur) dont le language graphique est en constante évolution.  Il dit “Every piece has its own successes and weaknesses, and every piece ideally will have chances taken and will inspire an experiment for the next piece.” .

Voilà ce que je ressens lorsque je fais évoluer différents projets de BD en même temps sur ce site web: une constante évolution avec ses faiblesses et ses réussites. Peut-être qu’un jour, je prendrai un seul projet à la fois, mais pour l’instant, la diversité des approches graphiques et narratives est mon moteur d’inspiration.

http://www.frankstockton.com/

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01/10/2008

Pas besoin de BD pour rigoler

Il faut lire ça: 

http://www.ledevoir.com/2008/09/30/208239.html

(Merci à M.Cadieux pour le lien!)

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30/09/2008

Faire entendre notre voix

Pour faire suite au débat sur la culture en péril : voici l’opinion très intéressante de Wajdi Mouawad – Faire entendre notre voix.

À la lecture de ce texte, je me pose immanquablement la question à savoir si je peux me considérer comme un “artiste” de la manière que Wajdi le définit. C’est bien logique en fait, lorsque les artistes font entendre leur voix, faut bien qu’ils se définissent un peu avant… L’artiste, celui qui exprime sa différence à travers son mode de vie marginal selon Wajdi : 

“Il n’est pas demandé à tout le monde d’être un artiste, mais aux artistes il est demandé de ne pas être comme tout le monde.” …  ”Acceptez-vous la différence dans laquelle l’acte de la création nous renvoie? Êtes-vous en mesure de la supporter? Acceptez-vous que nous réclamions notre différence, d’où naissent les oeuvres que nous créons, et êtes-vous en mesure de la reconnaître?”

Et là, j’entends déjà des voix se lever, car un bon nombre d’entre eux considèrent qu’il font un métier avant tout. Un métier. Sans se reconnaître dans cette marginalité demandée,  ils travaillent aussi fort que n’importe quel homme ou femme d’affaire qui se démarre un magasin, ou que n’importe quel garagiste qui travaille au mieux de ses connaissances parce qu’il aime ce qu’il fait… Les gens sont tous égaux et à chacun son métier, dites-vous?

Ou plutôt, vous êtes du genre transcendant : l’artiste est une race, c’est une idée et un état avant d’être un métier. Vous vous sentez à part? Vous êtes un chercheur, vous renouvelez constamment votre vision sur le monde et votre vie en communauté ressemble à une expédition de Bernard Voyer? Vous ne travaillez pas, vous faites l’acte de création.

Et vous, pour qui vous prenez-vous? Êtes-vous un artiste? 

Ah…  maudite identité.

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